Le collectionneur italien à qui le musée des Beaux-Arts de Lyon devait acheter un relief sculpté de Gauguin (Pape moe, 1894) s’est rétracté à la dernière minute, privant l’institution d’une œuvre majeure, classée par la Commission Consultative des Trésors Nationaux.
Le vendeur n’a pas justifié son désengagement. Seules, des rumeurs courent. Certains pensent qu’il aurait été découragé par les délais trop longs de la procédure d’acquisition. D’autres l’accusent d’avoir brandi l’offre publique pour pratiquer la surenchère sur le marché et d’avoir préféré un acheteur plus généreux.
Cette affaire advient quelques semaines seulement après l’échec de la dation Claude Berri au Musée national d’art moderne. Que les procédures d’acquisition dans les musées exigent du temps est un fait. Que la cupidité de certains de nos contemporains l’emporte sur l’intérêt général, voilà qui est fâcheux!
Le ministère de la Culture et la Ville de Lyon réfléchissent conjointement à la possibilité d’engager une action en justice contre le vendeur italien pour rupture d’engagement.
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