L’exposition « Contre-allées » à la galerie Georges-Phillipe & Nathalie Vallois, à Paris, associe une série de photographies d’Alain Bublex et des œuvres d’autres artistes et de médiums variés autour de la notion de contre-allée : des œuvres qui favorisent des rythmes, des directions et des angles différents.
« Contre-allées », des œuvres aux directions et aux rythmes différents
Le titre de l’exposition, « Contre-allées », reprend celui d’une série de nouvelles œuvres qu’Alain Bublex a produites à partir de photographies prises à Hong-Kong. Cette série s’inscrit à la suite de celle intitulée Plan Voisin de Paris, dans laquelle Alain Bublex détournait des enseignes commerciales ponctuant les rues de la capitale.
La série Contre-allées d’Alain Bublex réunit des photographies retouchées numériquement montrant des rues étroites, des passages secondaires sur lesquelles donnent l’arrière des immeubles, ces voies peu passantes où se trouvent souvent les entrées du personnel, les aires de livraison, les petits commerces et les entreprises de services.
D’Alain Bublex à Jacques Villeglé, des contre-allées artistiques
Autour de la série Contre-allées sont rassemblées des œuvres qui partagent avec elle toutes les connotations que porte l’idée de contre-allée. Voie parallèle à une voie principale, celle-ci est propice à un rythme plus lent, aux arrêts, aux changements de direction voire à la progression à reculons ou en en sens inverse. Ainsi les peintures, dessins, collages, sculptures et vidéos sont le fruit d’une démarche visant un autre rythme, une autre atmosphère, cohérente mais différente.
Le tableau Still Life with Good Wifi Signal de Keith Tyson s’inscrit dans une relecture du genre classique qu’est la représentation des fleurs. L’artiste y trouve l’occasion de retranscrire la complexité de la nature en concevant la peinture comme une composition florale : au sein de son sujet unique, un bouquet de fleurs dans un vase, se combinent différents styles, techniques et textures. Un collage de Jacques Villeglé, caractéristique de sa pratique de prélèvement de morceaux d’affiches déchirées, propose un autre regard sur l’environnement urbain.